Fiche ressource

Du bruit aux symphonies : état des lieux de la recherche sur l’effet du son sur le bien-être

Parce que nous sommes exposés en continu à une multitude de paysages sonores, l’effet du son sur le bien-être en général est difficile à identifier. Les recherches sont d’abord intéressées à l’impact de sources de bruit nettement identifiées et délimitées, comme les nuisances sonores aéroportuaires, révélant leur impact négatif, mais aussi l’importance de considérer l’exposition ressentie plutôt que l’exposition absolue à un niveau sonore donné. Ces recherches montrent ainsi que l’effet des sons est largement liée à leur contexte, tant objectif que subjectif. Pour autant, l’effet négatif du niveau sonore général dans les environnements de travail – de l’école au bureau – est de mieux en mieux documenté, alors que les aménagements restent rares. D’un autre côté, la recherche met également en évidence les vertus d’un environnement sonore reposant – ce qui ne signifie pas silencieux : chants d’oiseaux ou son d’une fontaine peuvent constituer les éléments d’un environnement restauratif, quitte à couvrir d’autres bruits ambiants. La musique, quant à elle, montre de fortes vertus quand elle est pratiquée collectivement par des personnes avançant en âge – le bénéfice pour les enfants semblant être d’abord dans le fait de pratiquer une activité organisée. Ce tour d’horizon de la recherche montre que les métriques de bien-être constituent un instrument-clef pour mettre en évidence l’effet, souvent diffus mais significatif du paysage sonore. Par conséquent, beaucoup reste à faire, les mesures de bien-être subjectif restant trop rarement collectées en parallèle des cartographies du paysage sonore.


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  • Année : 2025
  • Auteur : FREGET Louis, PERONA Mathieu
  • Editeur : Note de l'Observatoire du Bien-être du CEPREMAP
  • Pages : 12 p.
  • Revue : Observatoire du bien-être du Cepremap

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